En avril: entraînement, cartes et équipement

Le mois d’avril est arrivé et reparti à toute vitesse et voilà, plus que deux mois avant ma date de départ prévue pour Umiujaq. Le mois d’avril et le début mai ont été riches en évènements de toute sorte. Mon expédition m’apparaît maintenant beaucoup plus réelle et proche qu’auparavant. Quelques détails sur les évènements du dernier mois et demi:

1. Grande nouvelle: J’ai été finaliste et finalement gagnante de la bourse Osez l’Aventure!

Au moment où j’ai commencé à écrire cette publication, j’étais une des six finalistes pour la bourse Osez l’Aventure de Frédéric Dion, dédiée aux aventuriers québécois (cliquez ici pour voir les autres finalistes). L’annonce des gagnants a été faite le 9 mai 2017 et je suis une des deux gagnantes! À regarder la qualité et l’originalité des autres projets, je me sens à la fois humble et fière d’avoir été choisie. Un des aspects qui m’a aidée, je crois, est l’aspect solo de mon expédition, étant donné que les autres finalistes avaient des projets de groupe. La bourse Osez l’Aventure est une opportunité extraordinaire, gracieuseté de l’aventurier Frédéric Dion. Les commanditaires de la bourse, autres que Frédéric, sont Mountain Hardwear, Karavaniers et Espaces.

Vous pouvez trouver les articles mentionnant la bourse ainsi que les gagnants sur les liens suivants: La Presse    Le Soleil    Journal de Montréal

2. Voyage dans les Adirondacks et beaucoup de pagayage

À la fin avril je me suis dirigée dans les Adirondacks pour un voyage de pratique avec tout l’équipement que je prévois apporter lors de l’expédition. J’ai visité l’aire de canot Saint Regis. J’avais planifié un itinéraire qui comportait beaucoup de pagayage et de portages entre les différents plans d’eau. Cela m’a permis de bien pratiquer ma transition du mode pagayage au mode marche et vice-versa.

L’aire de canot Saint Regis est reculée, sauvage et tranquille car les bateaux à moteur n’y sont pas permis. En trois jours j’ai pu pagayer sous le soleil, la pluie et même la grêle. J’étais contente du cocktail météo parce qu’il me permettait d’expérimenter toutes ces conditions et de voir de quelle façon mon équipement se compartait. Pagayer sous la pluie dans une combinaison étanche n’est pas du tout problématique, ça garde bien au sec!

Encore une fois, j’ai pris en note plusieurs modifications que je voulais apporter à mon matériel ainsi que des items à inclure ou à enlever de ma liste. Ces voyages de pratique sont vraiment utiles dans ma préparation. Le prochain sera au mois de mai, probablement dans la même région mais en utilisant un itinéraire différent.

J’essaie aussi d’aller pagayer de 3 à 4 fois par semaine pour m’entraîner. Durant le mois d’avril, j’ai pagayé au Maryland, dans l’état de New York, en Colombie-Britannique et en Ohio. En mai je vais pouvoir pagayer au Québec, dans l’état de New York, au Kentucky et au Maryland. Je bouge pas mal!

3. Mes cartes sont fin prêtes!

Après de nombreuses heures passées à utiliser différents logiciels de cartes, Google Earth, des cartes papier ainsi que Google Maps, j’ai terminé d’annoter la version papier de mes cartes et elles sont prêtes à être utilisées sur le terrain. j’ai identifié deux trajets potentiels pour les 3-4 premiers jours, trajets qui se rejoignent ensuite. J’ai aussi identifié des trajets alternatifs pour certaines sections qui pourraient s’avérer marécageuses sur place. Sur le Lac Minto j’ai identifié des trajets de beau et de mauvais temps (ces derniers suivent davantage la côte).

J’ai identifié les diférents rapides par codes de couleur ainsi que les zones marécageuses. J’ai également indiqué la déclinaison magnétique sur chacune de ces cartes car celle-ci change à mesure que je dirige vers l’est. J’ai ajouté mes objectifs de distance journaliers (approximativement 20 km par jour). Les cartes que j’utilise pour la portion sur la rivière aux feuilles ont été développées par Lynette and Lester Kovac. J’ai numérisé mon ensemble complet de cartes pour en avoir une copie électronique sur mon téléphone en plus de la copie papier. J’ai aussi mon trajet en format GPS sur mon téléphone.

4. Nouveauté au niveau de l’équipement: un nouveau chargeur solaire.

Suite au bris de mon chargeur solaire, j’ai décidé de changer de modèle et de passer à un chargeur plus puissant. J’ai opté pour le panneau solaire Nomad 14 de la compagnie Goal Zero, connecté au bloc d’alimentation Sherpa 50. Jusqu’à date, je suis très satisfaite de la performance du produit. J’ai laissé le panneau à quelques reprises sur la poupe de mon bateau pendant plusieurs heures d’entraînement et il fonctionne très bien même lorsque constamment arrosé! Avec cet ensemble je pourrai charger mes piles de drone en ajoutant un convertisseur de courant. Ça me permettra d’avoir plus de jus pour pouvoir tourner toutes les magnifiques scènes de drone que j’ai en tête!

5. Un nouveau voyage dans le Nord et changement de dates

Suite à une récente promotion sur les billets d’Air Inuit, j’ai décidé de me diriger vers Umiujaq du 21 au 28 juin pour un voyage de pratique et d’entraînement. Mon conjoint se joindra à moi pour ce voyage et explorera les chemins potentiels pour mon trajet avec moi. C’est vraiment une superbe opportunité d’aller tester mon matériel sur le terrain et de me préparer à affronter l’armée de moustiques et de mouches qui m’attendra plus tard en juillet. Suite à la planification de ce voyage, j’ai repoussé ma deuxième date de départ vers Umiujaq de quelques jours; c’est maintenant le 17 juillet 2017. Ma date de départ en expédition ne change pas et demeure le 24 juillet.

En résumé…

La période pré-expédition est toujours intéressante et cette fois-ci elle est vraiment excitante! Il me reste beaucoup de choses à faire, mais en gros je me sens prête pour le voyage. J’ai bien hâte que l’expédition débute pour vrai mais en attendant j’apprécie énormément le processus de planification et l’entraînement.

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