L’animal dont j’ai le plus peur en randonnée

img_3206Une préoccupation récurrente de mes interlocuteurs lorsque j’annonce mes plans pour une prochaine expédition sont les animaux qui pourraient se trouver sur mon chemin. Ours, loups, carcajous, araignées venimeuses, serpents, big foot, cougars, le monstre du Loch Ness, la liste est longue et varie selon la personne à qui je m’adresse et la région du monde vers laquelle je me dirige (par exemple beaucoup de gens semblent penser que la Nouvelle-Zélande est similaire à l’Australie en terme de densité de bibittes ayant le potentiel de vous tuer qui s’y trouvent – rien n’est plus faux!).

Bien que les animaux que j’ai nommés ont tous le potentiel de me tuer ou de me blesser sérieusement s’ils décident de m’attaquer, le nombre de randonneurs qui sont blessés par un animal sauvage reste minime en comparaison du nombre de personnes qui pratiquent l’activité. La plupart des animaux sauvages tendent à fuir les humains dès qu’ils les sentent ou les entendent. Heureusement pour nous, ils nous entendent souvent bien avant que nous les voyions. Les attaques d’animaux résultent aussi parfois de comportements humains inappropriés en plein air (laisser de la nourriture au campement, cuisiner à son site de campement dans une région où les ours sont présents, etc.).

Je ne peux cependant pas dire que je suis 100% comfortable avec l’idée que des animaux sauvages rôdent autour de moi pendant que je dors seule au milieu de nulle part. J’ai déjà passé une nuit blanche dans les Adirondacks parce qu’un animal que je n’ai jamais réussi à identifier a grogné et courru près de ma tente pendant une bonne partie de la nuit. J’avais trop peur pour sortir de ma tente et le chasser alors je suis restée les deux yeux ouverts et terrorisée dans ma tente toute la nuit. Comme si une mince couche de nylon me gardait vraiment en sécurité…

L’histoire récente d’un randonneur sur le sentier des appalaches attaqué par un ours alors qu’il était dans sa tente  ne m’enchante pas tellement. À chaque fois que je me trouve dans un territoire où des ours sont présents, je me rappelle les principes de base et je les applique. Dans la plupart des cas, entreposer sa nourriture loin du campement dans un contenant approprié, ne pas cuisiner au campement ainsi que de ne pas installer son campement dans une piste utilisée par les animaux suffit à passer la nuit tranquille.

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Un propriétaire mécontent qu’un sentier passe devant chez lui!

En fait, l’animal dont j’ai le plus peur en randonnée est le chien. Sur toutes les randonnées que j’ai complétées à date, mes seules rencontres avec des animaux qui me laissent de mauvais souvenirs ont été avec des chiens. Je n’ai jamais été mordue, mais j’ai rencontré plusieurs chiens agressifs qui m’ont rendue craintive par rapport à ces animaux. J’ai déjà rencontré des ours, mais à date les rencontres se sont bien déroulées.

Je sais bien que le plupart des chiens ne causent pas de problème. Mon problème est qu’il est difficile de connaître les intentions d’un chien qui approche en courant et en aboyant. En Nouvelle-Zélande il m’est souvent arrivé d’avoir des chiens de berger qui se dirigeaient vers moi à toute vitesse, ce qui était parfois stressant. Mais comme un fermier là-bas m’a déjà dit: « La seule chose que mes chiens vont te faire, c’est te licher à mort ».

Alors soyez prudents, vous pourriez vous faire licher à mort!

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